Et si tout commençait par l’eau ?

Par Celestine
Mamelia Yoga Doula

 

Et si la conception d’un enfant était possible grâce a l’eau ? Le sperme, les sécrétions vaginales puis le liquide amniotique sont constitué majoritairement d’eau. Très vite l’embryon va être dans sa poche des eaux qui contient le liquide amniotique. Sa croissance tout au long des mois de grossesse va se dérouler dans les eaux.

C’est au moment de l’accouchement que cette poche va se rompre. Depuis quelques années l’accouchement dans l’eau est plébiscité par les futures mamans.

En France, les femmes peuvent choisir entre différents lieux pour accoucher, notamment à la maternité, dans les rares maisons de naissance ou bien à domicile.

Dans les différents cas et selon les équipements à disposition la femme peut à la fois passer une partie du travail dans l’eau pour adoucir les contractions et aussi pour y donner naissance. Le bébé va passer de son liquide amniotique à l’eau de la baignoire qui sera à température idéale pour lui. C’est une naissance en douceur car l’enfant ne change pas de milieu tout de suite. Il reste en milieu aqueux. C’est une fois déposé sur la poitrine de sa maman que ses poumons vont pouvoir se décoller et que le système respiratoire va se mettre en place. L’accouchement dans l’eau peut être un accouchement physiologique puisque la prise de la péridurale n’est pas envisageable.

La maman est libre de ses mouvements, d’aller au bout de ses sensations pour accompagner son enfant. Chaque femme a le pouvoir, la force de donner naissance. Elle est, à ce moment-là, dans sa pleine puissance. Souvent peu de temps après sa naissance le bébé sera attiré par l’odeur des mamelons et apprendra à téter.

En yoga on dit qu’il faut 80 gouttes d’eau pour créer 1 goutte de sang et qu’il faut 80 gouttes de sang pour produire 1 goutte de lait. Imaginez alors l’importance d’une bonne hydratation. Le lait maternel est la meilleure alimentation que le bébé peut recevoir. En effet, la tétée offre une bonne santé physique et assure un bon développement du cerveau de bébé.

MaMélia Yoga Doula vous accompagne pour des séances de yoga prénatal (pour la femme enceinte) et des séances de yoga postnatal (maman et bébé) mais aussi pour des rendez-vous féminin et un soutien de doula (soutien émotionnel à la (future) mère, aux couples et à leur famille)


Célestine
MaMélia Yoga Doula
5 avenue Anna de Noailles
74500 Evian les bains

06 52 72 56 88
info@mamelia.fr
https://mamelia.fr

Faites de votre passion un métier!

Rencontre avec Lucie Raymond
Atelier Couture Lou&Cie, Thonon-les-Bains

 

Bonjour Lucie, vous avez ouvert un café couture, ces mots évoquent tout de suite un moment de convivialité, comment cela se traduit-il durant les cours ?

En effet, l’idée est de passer un moment de détente et de convivialité…
Nous réalisons les projets que nous avons envie autour d’un café, d’un thé, tout simplement !

Dans quel but les personnes qui prennent des cours viennent-elles ?

Elles viennent tout d’abord parce qu’elles ont envie d’apprendre à faire quelques choses de leurs mains, la couture offre tellement de possibilités…    Et puis celles qui reviennent plus souvent, sont celles qui prennent du temps pour elles ! Ce fameux moment de détente pour soi !! Qui est d’autant plus
valorisant car la finalité est d’avoir réalisé quelque chose de ses mains ! Beaucoup me disent qu’elles sont détendues après avoir fait leur 1er cours… Elles oublient les tracas du quotidien et se concentrent sur ce qu’elles ont à créer !

L’envie de (se) faire plaisir, le surpassement de soi, la satisfaction de suivre son propre travail, ces valeurs doivent certainement attirer les parents… avez-vous beaucoup d’enfants dans vos cours ? des ados aussi ?

J’ai beaucoup d’enfants de 9 à 13 ans qui viennent parce que ça les intéresse, et qu’ils ont un sens de la création qui les passionne. Parce qu’ils aiment les travaux manuels, et que leur satisfaction est grande !
En couture, «Rien n’est grave»… Si certaines coutures ne sont pas bien
faites, on défait et on recommence, afin que la satisfaction soit plus grande !
Je leur propose d’être juge de leur propre travail et non de celui des autres !

Quelle est votre plus grande satisfaction durant vos échanges avec tous vos élèves ?

Ma plus grande satisfaction, c’est de voir arriver une élève avec une réalisation
faite toute seule sans avoir besoin de mon aide !!! Ça m’est arrivé, il n’y a pas plus tard que hier ! C’est très émouvant, et comme cela est mon but, je me dis que j’ai accompli ma mission !


Atelier Lou&Cie
16, rue Vallon – 74200 THONON
09.81.87.97.78
www.atelier-loucie.com

Des liens pour aller plus loin…

L’école Supdemod à Lyon : www.supdemod.eu

Lycée professionnel Germain Sommeiller à Annecy
www.germain-sommeiller.ent.auvergnerhonealpes.fr/

Création d’entreprise, Initiative Chablais
favorisant la création d’entreprises sur le territoire du Chablais
http://www.initiative-chablais.fr/

Faites de votre passion un métier!

Rencontre avec Maud Lallier
Tapissier d’ameublement « Au décor de Maud »

 

 

Tout simplement, comment es tu arrivée au métier de tapissier ? Quel a été le déclencheur, le déclic ?

J’ai d’abord découvert l’association des compagnons du Devoir et du Tour de France par mon frère qui s’est engagé en tant que métallier ferronnier. C’est en lui rendant visite à la maison de Rennes que, dans la salle des Chefs d’oeuvres, j’ai fondu devant une magnifique coiffeuse d’un temps ancien.

Entrer dans l’univers d’une entreprise, d’un individu ce n’est pas évident, comment t’y prends tu ?

Ce sont les gens qui m’appellent pour réparer un store par exemple, pour créer un décor en choisissant des rideaux, changer le tissu d’un canapé ou refaire à neuf le vieux fauteuil des grands ou même arrières-grands-parents. Toucher des tissus et parler de leur intimité, leurs goûts ou de ce vieux fauteuil sur lequel ils sautaient petit, ce sont des sensations et des émotions partagées qui me permettent d’entrer dans leur univers.

Un meuble a toujours une histoire, vouloir le garder en le changeant est forcément significatif, que ressentent les personnes qui voient leurs objets transformés ?

C’est toujours de la fierté. Il y a ce sentiment d’avoir accompli quelque chose de bien. Ça peut être parce qu’on est un peu «écolo» et qu’on ne veut pas jeter, ou par ce qu’on a récupéré une chaise dans la rue parce qu’une idée nous est passé par la tête. Ou encore parce que le canapé était chez papi et mamie et que ça génère de bons souvenirs. C’est aussi un accomplissement ou une finalité.

Et à toi, que te procure ton activité ?

Mon métier me comble, je n’ai jamais le même fauteuil, ni le même tissu à travailler, ni le même client. C’est la diversité du travail qui est passionnant dans ce métier. Je passe de mon atelier, le nez dans la poussière de crin à dégarnir un vieux canapé, le lendemain choisir de beaux voilages pour une villa au bord du lac. Et le surlendemain je serais derrière ma machine à coudre pour confectionner de jolis coussins déco. En bref, j’aime beaucoup parler tissu avec mes clients, j’aime aussi la diversité du travail et le fait de réparer ou embellir les meubles et les intérieurs.


Maud Lallier
835 Rte des Moises 74550 DRAILLANT
maud.deco74@gmail.com
06.26.20.43.85
www.facebook.com/audecordemaud

 

 

Des liens pour aller plus loin…

 

Association des Compagnons du Devoir
www.compagnons-du-devoir.com

Le Lycée Lamarque à Lyon
www.lycee-lamarque.etab.ac-lyon.fr

Chambre des métiers d’Annecy
www.https://www.cma-74.fr/

Confinement en famille

Il est vrai qu’en ces temps compliqués, rester avec ses enfants tous les jours sur une période indéterminée et plus ou moins longue pour certains, est parfois fastidieux, avec ou sans le télétravail, seul(e) ou accompagné(e), c’est effectivement parfois un peu « la guerre ». Mais essayons de voir le côté positif de la chose, se retrouver ensemble, sans contraintes horaires pour les enfants, c’est peut-être le moment justement d’arrêter de courir, de stresser et de passer des bons moments en famille, à la maison.
Trouver des activités qui plaisent à chacun, jeux, peinture, cuisine, films, petites balades autour du domicile, lecture, yoga … les idées ne manquent pas sur internet, vous trouverez de quoi vous inspirer.
Prenez le temps d’apprécier ces instants, faites de ce confinement une force, tenez un journal avec vos enfants, racontez les activités, les moments forts de vos journées, prenez des photos…
Je vous souhaite donc pour ce confinement, de trouver une paix familiale avec vos enfants et de (re)trouver le bonheur d’être ensemble.
Passez de bons moments et prenez soin de vous.
Aurélie

Comment les enfants apprennent-ils?

Par Alexandra PLAS,
Coach parental  et formatrice

 

Voilà un sujet passionnant ! J’adore observer et accompagner mes enfants dans leurs apprentissages !

Pourtant l’école n’était pas mon fort…. Et vous ?

Notre système éducatif

« Si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il croira toute sa vie qu’il est stupide. »

Albert Einstein

« Il y a autant de manières d’apprendre que d’individus »

Qu’en disent les neurosciences affectives et sociales ? De quoi a-t-on besoin ? 

Confiance de ses professeurs et bonne estime de soi : Un regard positif inconditionnel de l’adulte sur l’enfant influe grandement sur ses résultats scolaires.

Besoins physiologiques respectés : Manger, boire, éliminer quand le besoin se présente permet à notre cerveau d’être totalement disponible aux apprentissages.

Motivation : Celle qui vient de l’intérieure. Pas celle qui donne des bons points.

Quand on choisit ce que l’on apprend, on améliore notre mémorisation, notre capacité à étudier, on a un sentiment de maîtrise, d’efficacité personnelle et d’utilité.

Elle est liée à l’état de « flow », cet état que l’on ressent quand on ne voit pas le temps passé. On est enthousiaste et on secrète un engrais du cerveau supérieur (bdnf). *

Obliger un enfant à apprendre à un moment qu’il n’a pas choisi est donc contraire au processus d’apprentissage.

Stress ennemi n°1 du cerveau : Quand on est stressé, notre intelligence est bloquée et nous ne sommes ni disponible pour apprendre, ni pour restituer nos connaissances (syndrome de la page blanche). Inutile donc de crier sur un enfant parce qu’il ne comprend pas sa leçon, ni de lui mettre la pression.

Respecter les 3 phases d’apprentissage :

      • Immersion, on plonge dans son sujet, on lit, on apprend, on se documente.
      • Intégration, on se repose, on bulle, c’est une étape indispensable.
      • Affinage, on utilise ses connaissances, on va plus loin avec un regard critique.

Écouter ses émotions : Accompagner les émotions difficiles, tristesse, colère….libère le cerveau et le rend disponible aux apprentissages.

 Alors, comment accompagner son enfant ?

Comprendre pour soi et avec lui tout ce processus.

      • Jouer, rire avant les devoirs, cela se passera nettement mieux.
      • Lever la pression en valorisant les erreurs, y compris les nôtres.
      • Valoriser les points acquis plutôt que de parler des manquants.
      • Soutenir le processus d’apprentissage plutôt que le résultat.
      • Soutenir ses rêves.

Les notes ne reflètent pas les capacités de votre enfant. Faites-lui confiance, accompagnez-le dans ses projets même sans lien avec l’école.

Soyez un allié !

*Brain-Derived Neurotrophic Factor/ facteur neurotypique issu du cerveau


Alexandra Plas | Par’ent Confiance

Coach parental  et formatrice, membre du réseau parentalité créative © créé par Catherine Dumontiel Kremer

Avec un parcours professionnel atypique, je suis aujourd’hui consultante en parentalité et formatrice auprès des professionnels de l’enfance, de l’adolescence et de l’enseignement. L’apprentissage est au centre de mon accompagnement, en milieu scolaire ou familial.

Tél: 06 43 59 94 66

Email: parentconfiance@gmail.com

Site: www.parentconfiance.fr

Facebook : Par’ent Confiance

Des routines bien-être magiques

Par Juliette SIOZAC,
Fondatrice de « Mon Moment Magique »

 

Pour qu’un enfant se sente bien à l’école, et donc bien dans ses apprentissages, il semble évident qu’il est important qu’il se sente bien tout court.  Je voudrais ici mettre l’accent sur l’art de prendre soin de soi. Ce que nous, parents, nous oublions encore parfois, malgré toutes nos connaissances en la matière. Ce que eux, enfants, apprennent et retiennent en nous imitant tout simplement.

L’idée c’est d’instaurer des routines bien-être en famille. Des moments partagés, pendant lesquels chacun détend son corps, vide sa tête et nourrit son cœur.

Je vous propose de 3 routines magiques : une pour le matin, une pour le retour de l’école et la dernière pour le coucher.

Commencez d’abord par celle qui vous inspire le plus, et une fois qu’elle est  bien intégrée dans votre vie quotidienne, continuez votre démarche et passez à la seconde. Et puis à la troisième.

 

Quand vous vous levez le matin, votre corps est tout engourdi de la nuit. Le réveiller tout en douceur, en s’étirant tout simplement, constitue une belle habitude à prendre. Les enfants aiment s’étirer à la manière des chats par exemple. Laissez-leur vous proposer d’autres animaux ! Terminer cet étirement par un grand soupir, puis un sourire, vous fera le plus grand bien.

Les enfants rentrent de l’école, avec toutes les tensions et les émotions qui se sont accumulées dans la journée (…). Aider les enfants à évacuer ces tensions est autant bénéfique pour eux que pour l’ambiance familiale. Un rituel qui fonctionne à merveille est de faire une « boum » : (…) Quand vous dansez, vous chassez le négatif, et vous renforcez ensemble le lien d’amour.

Le coucher peut s’avérer compliqué pour certains enfants, et s’installer dans la durée, entraînant parfois un manque de patience chez les parents. Et si un câlin magique avait le pouvoir d’apaiser les enfants ? Prenez votre enfant sur vos genoux, cœur contre cœur. Chuchotez-lui des mots d’amour à l’oreille. Faites durer ce câlin au moins 20 secondes, le temps que l’ocytocine,
l’hormone du bonheur et de l’attachement, se libère et circule dans le corps, pour annuler notamment les effets du cortisol, l’hormone du stress. Vous ne pourrez plus vous en passer l’un comme l’autre !

Je vous souhaite de jolis moments magiques en famille. Prenez soin de vous.

 


Juliette SIOZAC

Créatrice des ateliers Mon Moment Magique
Animés en France et dans 17 autres pays par une communauté de 450 ambassadrices et ambassadeurs

PLUS D’INFOS :
monmomentmagique.com

Autoriser son enfant

Par Léa Gé LY,
Coach scolaire

 

En tant que parents, nous avons tendance à nous inscrire dans un mode d’éducation fondé sur l’interdit et la négation. Cette tendance découle elle-même de l’éducation que nous avons reçue et de notre vécu.

    • Nos peurs emprisonnent nos enfants.
    • Nos croyances les limitent.
    • Nos blocages les freinent.
    • Nos injonctions les modélisent.

L’enfant est un être à part entière, avec ses propres ressources et capacités. Vouloir le protéger avec des interdictions ou en faisant à sa place peut l’empêcher de développer son sens de l’autonomie, de la responsabilité, et limite l’exploration de sa motricité globale et de sa motricité fine. Pourtant, paradoxalement, nous avons tendance à le dispenser de tâches qu’il serait malgré tout en âge de faire.

L’enfant se sent incompris, non écouté, non considéré et bridé. Dans cet instant présent, il réagit en fonction de son tempérament, et il devient donc mutique, se rebelle, provoque ou bien racontera des mensonges. De l’amour (fusion) à l’incompréhension (défusion), on arrive au conflit (séparation).

Alors, comment faire ?

 Autoriser avec autorité, dans un cadre sécurisant.

Autorité vient du latin auctoritas, « capacité de faire grandir », avec la notion de légitimité. Cela s’appuie sur des règles, des références et des valeurs.

Autoriser un enfant dès son plus jeune âge afin qu’adolescent, ce procédé d’autoriser avec autorité soit un modèle qui l’ait nourri. C’est ici bien plus qu’une question d’éducation, il s’agit d’un véritable accompagnement dans son épanouissement, dans la libération de sa conscience cognitive et comportementale, la création de son ouverture d’esprit pour lui permettre de prendre du recul et de conscientiser des solutions.

Donner un cadre de permission au lieu d’interdits. Par exemple : « Tu peux sortir jouer dans la neige 15 minutes » à la place de : « Tu ne sors pas, il fait froid ». Cela lui donne le sentiment d’être compris dans ses besoins. De plus, le cerveau, ou plutôt l’inconscient, ne reconnaît pas la négation ; le message sera perçu comme positif avant que le cerveau intègre la négation, mais le message est déjà passé, ce qui produit souvent une terrible tentation chez l’enfant d’aller vers l’interdit.

Accepter aussi que l’enfant puisse être un « yoyo », en progression et régression. Il n’a pas besoin d’être parfait. Vous non plus. Faites de votre mieux avec l’élément le plus important, l’amour, pour son bien-être et le vôtre.


Léa, Gé LY

Coach de vie & professionnelle certifiée RNCP
Coach scolaire, accompagnante spécialisée des jeunes 12/24 ans
https://www.linkedin.com/in/l%C3%A9a-g%C3%A9-ly-03b63b137/

 

 

L’anglais… un jeu d’enfant !

Par Coralie RABUT,
Kids&Us Thonon les Bains

 

Un enfant a constamment soif d’apprendre,
ne les limitez pas dans leurs envies même si elles sont différentes des vôtres.
Et oui pourquoi pas l’anglais dès le plus jeune âge…

Coralie Rabut l’a bien compris lorsqu’elle a fondé Kids&Us, école d’anglais à Thonon-les Bains, voici son témoignage :

Pourquoi cette réputation faite aux élèves français de ne pas savoir parler anglais ?

Ce n’est malheureusement pas une réputation mais une réalité ! De nombreuses études comparent le niveau d’anglais des européens et montrent que la France est à la traîne. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte mais la façon dont nous apprenons l’anglais est primordiale. Nous commençons malheureusement bien trop tard et le système éducatif n’accorde pas suffisamment d’heures à l’apprentissage des langues étrangères.

Nous ne sommes pas non plus assez exposés à l’anglais, tout simplement. Regardez par exemple le cinéma. Tous les films nous sont traduits en français. Beaucoup de pays comme la Suède ou les Pays-Bas n’ont « que » les versions originales sous-titrées et c’est très bien !

Les français, également, s’empêchent de parler. Ils préfèrent ne rien dire plutôt que faire des fautes ! Ce n’est d’ailleurs pas du tout le cas chez l’enfant, c’est pour cela qu’il faut leur offrir cette opportunité dès le plus jeune âge.

A partir de quel âge les enfants sont-ils capables d’apprendre une seconde langue ?

Dès la naissance ! Même avant je dirais !
Notre méthode est basée sur l’apprentissage de la langue maternelle.
Nous les exposons, dès leur plus jeune âge, à un anglais riche et avons recours à des histoires et des personnages pertinents pour chaque âge. Nous le faisons de manière naturelle avec nos enfants à la maison, pourquoi ne pas le faire avec une seconde langue ?

Quel est l’effet d’un apprentissage par le jeu sur le cerveau d’un enfant ?

Par le jeu, nous offrons aux enfants un contexte adapté à chaque âge, ce qui donne tout de suite du sens à chaque activité. Le cerveau intègre, absorbe le vocabulaire et les structures sur lesquels nous travaillons. Le contexte d’un bébé d’un an n’est pas le même que celui d’un petit de 6 ans.

Nous allons pour le premier offrir peluches, doudous, chansons et câlins alors que le personnage Oliver de 6 ans va raconter comment il a perdu sa première dent aux plus grands ! Le jeu va motiver l’enfant et faciliter sa concentration. Il le rend également actif, ce qui est rarement le cas dans une classe traditionnelle.

Et bien-sûr, en ce qui nous concerne, le jeu va inciter l’enfant à verbaliser des concepts et donc à perfectionner son langage.

 

Quel enfant vous a le plus bluffé dans son apprentissage ? une anecdote… ?

Pour être sincère avec vous, je suis bluffée chaque semaine par les enfants ! Ils ont une capacité incroyable à intégrer les choses !

Par contre, chaque enfant a son propre rythme et c’est difficile certaines fois pour nous, parents, de patienter. Je pense notamment à deux de nos élèves qui sont là depuis le départ.

Les filles n’ont pas dit un mot pendant presque un an ! Je peux comprendre que ce soit très frustrant pour les parents ! Mais je les remercie aujourd’hui d’avoir été patients et confiants car les filles nous font aujourd’hui des belles phrases en anglais et bientôt de manière spontanée. Il leur fallait juste un peu plus de temps d’observation.

J’ai également un autre exemple en tête. Une maman venue me voir un jour en me racontant une balade au parc avec sa fille qui s’est écriée « Oh Maman regarde, a ladybird ! » Maman était fière 😊.


Coralie Rabut

Ecole d’anglais Kids&Us Thonon les Bains

https://thononlesbains.kidsandus.fr/fr/

 

Les Enfants et Ados « HP » « DYS » et « TDA/H »

Par Karine DUBOIS
Créa Sens

 

Dys, oui et alors ?

Les Enfants et Adolescents « HP », « DYS », « TDA/H »

Ce n’est pas toujours facile de rentrer dans un cadre scolaire conçu pour les 80% de la population de « normaux pensant ».
Il y a en moyenne 1 élève sur 3 à haut potentiel « les Petits Zèbres », Dys, Tda/h.

Cette sensation d’être diffèrent est très souvent mal vécue (échec scolaire, isolement, malaise, du mal à trouver sa place son contexte scolaire, familial, social…).

En complément d’un diagnostic et suivi médical, l’apprentissage de différentes techniques spécifiques ( Sophrologie, relaxation, brain gym..) permettent d’accéder à la détente, à se centrer, à apaiser l’angoisse, le stress; dans l’objectif de mieux gérer leurs émotions qui sont multipliées par trois, dû à une  hypersensibilité, leur vision du monde est autre ; cela en fait des enfants et adultes d’une grande empathie, qui ont besoin de sens . 

Il est important de les accompagner afin de mieux vivre le regard des autres, être bienveillant envers soi-même.

Sur ce chemin chaque « Zèbre » (terme largement utilisé pour nommer ces enfants dont la différence fait la force), dys, tda/h pourra conquérir du bien être avec tous les autres, Zèbres ou Non !

Renforcer le potentiel positif de ces Enfants pour faire briller leur rayures. 

J’espère que ces éléments supplémentaires permettront aux écoles, enseignants, parents de pouvoir accompagner tous ces enfants afin de leur permettre de grandir sereinement.

 


Karine DUBOIS
Créa Sens

www.karinedubois.net

 

Petit lexique Mag’Zen :

Dyslexie : trouble durable du langage écrit affectant la lecture, l’orthographe et aussi l’écriture
Dysphasie : trouble durable de l’apprentissage et du développement du langage oral.
Dyspraxie : trouble qui entrave la coordination et la planification des gestes 5 à 7% des enfants

→Pour aller plus loin : www.ffdys.com

TDA/H

Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) présentent associe 3 dimensions cliniques : Inattention, impulsivité, hyperactivité.

→Pour aller plus loin : www.tdah-france.fr

HP

Enfant dit à haut potentiel ou intellectuellement précoce (EIP) répondant à une intelligence hors norme qui demande une adaptation des méthodes d’apprentissage

→Pour aller plus loin : http://www.anpeip.org/

Vite, ne te dépêche pas !

Par Jean MOTTE, Directeur du centre Imhotep, formation en acupuncture taoïste

 

 

Ah l’école! Un lieu pour certains, magique et pour d’autres, un calvaire.

Et déjà là une ségrégation (du latin qui signifie « séparer du troupeau ») commence.

Un lieu où doit régner la laïcité, l’esprit d’égalité et apprendre à vivre ensemble.

 

C’est là, sous nos yeux ou plutôt devons-nous les lever un peu:

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

 

Voilà les trois assises essentielles au bien-être scolaire.

Rappelons la définition du bien-être: État, humeur, disposition agréable du corps et de l’esprit.

 

Le bien-être c’est donc être bien, dans un univers protégé, respectueux, enrichissant, tolérant dont le but est d’éveiller les consciences.

Le bien-être rejoint la LIBERTÉ:

La liberté c’est notre capacité à choisir, à maîtriser ses désirs par la compréhension et donc l’éducation. Le savoir (ÇA VOIR) est limitant car nous ne gagnons pas en liberté en nous obligeant à ne voir QUE ça. Par contre connaître est tout à fait différent: cela nous vient du grec qui signifie discerner.

 

Notre monde est binaire. Tout se définit par son contraire. Blanc/ noir, homme/femme, haut/bas, bien/mal, etc. Discerner c’est donc avoir la capacité de connaître les deux opposés et d’être libre de choisir l’un ou l’autre, en conscience éclairée.

 

Le bien-être ne peut se passer de l’ÉGALITÉ.

Pour qu’une civilisation vive en paix il lui faut accéder à une haute vertu, celle de l’égalité. Il ne faut pas la confondre avec l’équité qui récompense en fonction d’une valeur particulière. Ici, l’école doit montrer que pour tous, quelque soient les milieux sociaux, culturels et éducatifs, il n’y a qu’une seule loi inscrite dans l’article 1 des droits de l’homme et des citoyens: « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».

 

Le bien-être n’existe que dans la FRATERNITÉ.

Notion tellement fondamentale car elle explique simplement que nous ne sommes pas seul, jamais, puisqu’il y aura toujours en l’autre un frère, une sœur qui sera près de moi. Nous sommes des humains (EUT MAINS) et c’est grâce à celles-ci que nous pouvons nous soutenir, nous embrasser, nous entraider.

Tout cela s’appelle l’esprit de l’école. Ces valeurs une fois acquises, alors le reste est et devient ce que nous appelons les matières.

 

Eduquer, c’est « conduire hors de ». Ce petit bout de femme ou d’homme se compose d’un esprit et d’un corps. L’un ne peut aller sans l’autre et une fois compris cela alors tout devient lumineux.

 

JE, ce sujet maintes fois répété, doit se construire sur les deux plans mais aussi sur le JEU car celui-ci permet la mémorisation des informations dans l’expérience corporelle. Dans la pensée taoïste, la mémoire est dans la chair, gouvernée par la rate. Afin que cette rate/chair emmagasine correctement les données, il faut que cela soit fait dans la joie.

 

Nous sommes des êtres d’une curiosité sans limite. Les rythmes sont ceux imposés non par l’homme mais par la nature. L’hiver est plus calme et intériorisé. L’été est exubérant. Le printemps est une force ascendante et centrifuge, alors que l’automne est descendante et centripète. Les méconnaître ou ne pas les respecter c’est aller devant des problèmes de santé, tant physique que morale.

Si le système scolaire respectait cette loi naturelle nous aurions des enfants heureux. Mais vouloir les faire entrer dans un moule linéaire et uniforme, engendre très souvent un rejet ou un ennui du monde scolastique. Il est important de se souvenir que le bonheur, c’est être à la « bonne heure » donc dans le bon rythme, ici et maintenant.

 


 

Jean Motte, directeur du centre Imhotep, formation en acupuncture taoïste

www.centre-imhotep.com

https://www.jeanmotte.com/