Autoriser son enfant

par | Mar 30, 2020 | 0 commentaires

Par Léa Gé LY,
Coach scolaire

En tant que parents, nous avons tendance à nous inscrire dans un mode d’éducation fondé sur l’interdit et la négation. Cette tendance découle elle-même de l’éducation que nous avons reçue et de notre vécu.

• Nos peurs emprisonnent nos enfants.
• Nos croyances les limitent.
• Nos blocages les freinent.
• Nos injonctions les modélisent.
L’enfant est un être à part entière, avec ses propres ressources et capacités. Vouloir le protéger avec des interdictions ou en faisant à sa place peut l’empêcher de développer son sens de l’autonomie, de la responsabilité, et limite l’exploration de sa motricité globale et de sa motricité fine. Pourtant, paradoxalement, nous avons tendance à le dispenser de tâches qu’il serait malgré tout en âge de faire.

L’enfant se sent incompris, non écouté, non considéré et bridé. Dans cet instant présent, il réagit en fonction de son tempérament, et il devient donc mutique, se rebelle, provoque ou bien racontera des mensonges. De l’amour (fusion) à l’incompréhension (défusion), on arrive au conflit (séparation).

Alors, comment faire ?

Autoriser avec autorité, dans un cadre sécurisant.

Autorité vient du latin auctoritas, « capacité de faire grandir », avec la notion de légitimité. Cela s’appuie sur des règles, des références et des valeurs.

Autoriser un enfant dès son plus jeune âge afin qu’adolescent, ce procédé d’autoriser avec autorité soit un modèle qui l’ait nourri. C’est ici bien plus qu’une question d’éducation, il s’agit d’un véritable accompagnement dans son épanouissement, dans la libération de sa conscience cognitive et comportementale, la création de son ouverture d’esprit pour lui permettre de prendre du recul et de conscientiser des solutions.

Donner un cadre de permission au lieu d’interdits. Par exemple : « Tu peux sortir jouer dans la neige 15 minutes » à la place de : « Tu ne sors pas, il fait froid ». Cela lui donne le sentiment d’être compris dans ses besoins. De plus, le cerveau, ou plutôt l’inconscient, ne reconnaît pas la négation ; le message sera perçu comme positif avant que le cerveau intègre la négation, mais le message est déjà passé, ce qui produit souvent une terrible tentation chez l’enfant d’aller vers l’interdit.

Accepter aussi que l’enfant puisse être un « yoyo », en progression et régression. Il n’a pas besoin d’être parfait. Vous non plus. Faites de votre mieux avec l’élément le plus important, l’amour, pour son bien-être et le vôtre.

Léa, Gé LY
Coach de vie & professionnelle certifiée RNCP
Coach scolaire, accompagnante spécialisée des jeunes 12/24 ans
https://www.linkedin.com/in/l%C3%A9a-g%C3%A9-ly-03b63b137/

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