Vite, ne te dépêche pas !

par | Mar 30, 2020 | 0 commentaires

Par Jean MOTTE
Directeur du centre Imhotep, formation en acupuncture taoïste

Ah l’école! Un lieu pour certains, magique et pour d’autres, un calvaire.
Et déjà là une ségrégation (du latin qui signifie « séparer du troupeau ») commence. Un lieu où doit régner la laïcité, l’esprit d’égalité et apprendre à vivre ensemble.

C’est là, sous nos yeux ou plutôt devons-nous les lever un peu:

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Voilà les trois assises essentielles au bien-être scolaire.

Rappelons la définition du bien-être: État, humeur, disposition agréable du corps et de l’esprit.

Le bien-être c’est donc être bien, dans un univers protégé, respectueux, enrichissant, tolérant dont le but est d’éveiller les consciences.

Le bien-être rejoint la LIBERTÉ :

La liberté c’est notre capacité à choisir, à maîtriser ses désirs par la compréhension et donc l’éducation. Le savoir (ÇA VOIR) est limitant car nous ne gagnons pas en liberté en nous obligeant à ne voir QUE ça. Par contre connaître est tout à fait différent: cela nous vient du grec qui signifie discerner.

Notre monde est binaire. Tout se définit par son contraire. Blanc/ noir, homme/femme, haut/bas, bien/mal, etc. Discerner c’est donc avoir la capacité de connaître les deux opposés et d’être libre de choisir l’un ou l’autre, en conscience éclairée.

Le bien-être ne peut se passer de l’ÉGALITÉ.

Pour qu’une civilisation vive en paix il lui faut accéder à une haute vertu, celle de l’égalité. Il ne faut pas la confondre avec l’équité qui récompense en fonction d’une valeur particulière. Ici, l’école doit montrer que pour tous, quelque soient les milieux sociaux, culturels et éducatifs, il n’y a qu’une seule loi inscrite dans l’article 1 des droits de l’homme et des citoyens: « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».

Le bien-être n’existe que dans la FRATERNITÉ.

Notion tellement fondamentale car elle explique simplement que nous ne sommes pas seul, jamais, puisqu’il y aura toujours en l’autre un frère, une sœur qui sera près de moi. Nous sommes des humains (EUT MAINS) et c’est grâce à celles-ci que nous pouvons nous soutenir, nous embrasser, nous entraider.

Tout cela s’appelle l’esprit de l’école. Ces valeurs une fois acquises, alors le reste est et devient ce que nous appelons les matières.

Eduquer, c’est « conduire hors de ». Ce petit bout de femme ou d’homme se compose d’un esprit et d’un corps. L’un ne peut aller sans l’autre et une fois compris cela alors tout devient lumineux.

JE, ce sujet maintes fois répété, doit se construire sur les deux plans mais aussi sur le JEU car celui-ci permet la mémorisation des informations dans l’expérience corporelle. Dans la pensée taoïste, la mémoire est dans la chair, gouvernée par la rate. Afin que cette rate/chair emmagasine correctement les données, il faut que cela soit fait dans la joie.

Nous sommes des êtres d’une curiosité sans limite. Les rythmes sont ceux imposés non par l’homme mais par la nature. L’hiver est plus calme et intériorisé. L’été est exubérant. Le printemps est une force ascendante et centrifuge, alors que l’automne est descendante et centripète. Les méconnaître ou ne pas les respecter c’est aller devant des problèmes de santé, tant physique que morale.

Si le système scolaire respectait cette loi naturelle nous aurions des enfants heureux. Mais vouloir les faire entrer dans un moule linéaire et uniforme, engendre très souvent un rejet ou un ennui du monde scolastique. Il est important de se souvenir que le bonheur, c’est être à la « bonne heure » donc dans le bon rythme, ici et maintenant.

Jean Motte,
directeur du centre Imhotep, formation en acupuncture taoïste
www.centre-imhotep.com
https://www.jeanmotte.com/

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