Comment les enfants apprennent-ils?

Par Alexandra PLAS,
Coach parental  et formatrice

 

Voilà un sujet passionnant ! J’adore observer et accompagner mes enfants dans leurs apprentissages !

Pourtant l’école n’était pas mon fort…. Et vous ?

Notre système éducatif

« Si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il croira toute sa vie qu’il est stupide. »

Albert Einstein

« Il y a autant de manières d’apprendre que d’individus »

Qu’en disent les neurosciences affectives et sociales ? De quoi a-t-on besoin ? 

Confiance de ses professeurs et bonne estime de soi : Un regard positif inconditionnel de l’adulte sur l’enfant influe grandement sur ses résultats scolaires.

Besoins physiologiques respectés : Manger, boire, éliminer quand le besoin se présente permet à notre cerveau d’être totalement disponible aux apprentissages.

Motivation : Celle qui vient de l’intérieure. Pas celle qui donne des bons points.

Quand on choisit ce que l’on apprend, on améliore notre mémorisation, notre capacité à étudier, on a un sentiment de maîtrise, d’efficacité personnelle et d’utilité.

Elle est liée à l’état de « flow », cet état que l’on ressent quand on ne voit pas le temps passé. On est enthousiaste et on secrète un engrais du cerveau supérieur (bdnf). *

Obliger un enfant à apprendre à un moment qu’il n’a pas choisi est donc contraire au processus d’apprentissage.

Stress ennemi n°1 du cerveau : Quand on est stressé, notre intelligence est bloquée et nous ne sommes ni disponible pour apprendre, ni pour restituer nos connaissances (syndrome de la page blanche). Inutile donc de crier sur un enfant parce qu’il ne comprend pas sa leçon, ni de lui mettre la pression.

Respecter les 3 phases d’apprentissage :

      • Immersion, on plonge dans son sujet, on lit, on apprend, on se documente.
      • Intégration, on se repose, on bulle, c’est une étape indispensable.
      • Affinage, on utilise ses connaissances, on va plus loin avec un regard critique.

Écouter ses émotions : Accompagner les émotions difficiles, tristesse, colère….libère le cerveau et le rend disponible aux apprentissages.

 Alors, comment accompagner son enfant ?

Comprendre pour soi et avec lui tout ce processus.

      • Jouer, rire avant les devoirs, cela se passera nettement mieux.
      • Lever la pression en valorisant les erreurs, y compris les nôtres.
      • Valoriser les points acquis plutôt que de parler des manquants.
      • Soutenir le processus d’apprentissage plutôt que le résultat.
      • Soutenir ses rêves.

Les notes ne reflètent pas les capacités de votre enfant. Faites-lui confiance, accompagnez-le dans ses projets même sans lien avec l’école.

Soyez un allié !

*Brain-Derived Neurotrophic Factor/ facteur neurotypique issu du cerveau


Alexandra Plas | Par’ent Confiance

Coach parental  et formatrice, membre du réseau parentalité créative © créé par Catherine Dumontiel Kremer

Avec un parcours professionnel atypique, je suis aujourd’hui consultante en parentalité et formatrice auprès des professionnels de l’enfance, de l’adolescence et de l’enseignement. L’apprentissage est au centre de mon accompagnement, en milieu scolaire ou familial.

Tél: 06 43 59 94 66

Email: parentconfiance@gmail.com

Site: www.parentconfiance.fr

Facebook : Par’ent Confiance

L’anglais… un jeu d’enfant !

Par Coralie RABUT,
Kids&Us Thonon les Bains

 

Un enfant a constamment soif d’apprendre,
ne les limitez pas dans leurs envies même si elles sont différentes des vôtres.
Et oui pourquoi pas l’anglais dès le plus jeune âge…

Coralie Rabut l’a bien compris lorsqu’elle a fondé Kids&Us, école d’anglais à Thonon-les Bains, voici son témoignage :

Pourquoi cette réputation faite aux élèves français de ne pas savoir parler anglais ?

Ce n’est malheureusement pas une réputation mais une réalité ! De nombreuses études comparent le niveau d’anglais des européens et montrent que la France est à la traîne. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte mais la façon dont nous apprenons l’anglais est primordiale. Nous commençons malheureusement bien trop tard et le système éducatif n’accorde pas suffisamment d’heures à l’apprentissage des langues étrangères.

Nous ne sommes pas non plus assez exposés à l’anglais, tout simplement. Regardez par exemple le cinéma. Tous les films nous sont traduits en français. Beaucoup de pays comme la Suède ou les Pays-Bas n’ont « que » les versions originales sous-titrées et c’est très bien !

Les français, également, s’empêchent de parler. Ils préfèrent ne rien dire plutôt que faire des fautes ! Ce n’est d’ailleurs pas du tout le cas chez l’enfant, c’est pour cela qu’il faut leur offrir cette opportunité dès le plus jeune âge.

A partir de quel âge les enfants sont-ils capables d’apprendre une seconde langue ?

Dès la naissance ! Même avant je dirais !
Notre méthode est basée sur l’apprentissage de la langue maternelle.
Nous les exposons, dès leur plus jeune âge, à un anglais riche et avons recours à des histoires et des personnages pertinents pour chaque âge. Nous le faisons de manière naturelle avec nos enfants à la maison, pourquoi ne pas le faire avec une seconde langue ?

Quel est l’effet d’un apprentissage par le jeu sur le cerveau d’un enfant ?

Par le jeu, nous offrons aux enfants un contexte adapté à chaque âge, ce qui donne tout de suite du sens à chaque activité. Le cerveau intègre, absorbe le vocabulaire et les structures sur lesquels nous travaillons. Le contexte d’un bébé d’un an n’est pas le même que celui d’un petit de 6 ans.

Nous allons pour le premier offrir peluches, doudous, chansons et câlins alors que le personnage Oliver de 6 ans va raconter comment il a perdu sa première dent aux plus grands ! Le jeu va motiver l’enfant et faciliter sa concentration. Il le rend également actif, ce qui est rarement le cas dans une classe traditionnelle.

Et bien-sûr, en ce qui nous concerne, le jeu va inciter l’enfant à verbaliser des concepts et donc à perfectionner son langage.

 

Quel enfant vous a le plus bluffé dans son apprentissage ? une anecdote… ?

Pour être sincère avec vous, je suis bluffée chaque semaine par les enfants ! Ils ont une capacité incroyable à intégrer les choses !

Par contre, chaque enfant a son propre rythme et c’est difficile certaines fois pour nous, parents, de patienter. Je pense notamment à deux de nos élèves qui sont là depuis le départ.

Les filles n’ont pas dit un mot pendant presque un an ! Je peux comprendre que ce soit très frustrant pour les parents ! Mais je les remercie aujourd’hui d’avoir été patients et confiants car les filles nous font aujourd’hui des belles phrases en anglais et bientôt de manière spontanée. Il leur fallait juste un peu plus de temps d’observation.

J’ai également un autre exemple en tête. Une maman venue me voir un jour en me racontant une balade au parc avec sa fille qui s’est écriée « Oh Maman regarde, a ladybird ! » Maman était fière 😊.


Coralie Rabut

Ecole d’anglais Kids&Us Thonon les Bains

https://thononlesbains.kidsandus.fr/fr/

 

Les Enfants et Ados « HP » « DYS » et « TDA/H »

Par Karine DUBOIS
Créa Sens

 

Dys, oui et alors ?

Les Enfants et Adolescents « HP », « DYS », « TDA/H »

Ce n’est pas toujours facile de rentrer dans un cadre scolaire conçu pour les 80% de la population de « normaux pensant ».
Il y a en moyenne 1 élève sur 3 à haut potentiel « les Petits Zèbres », Dys, Tda/h.

Cette sensation d’être diffèrent est très souvent mal vécue (échec scolaire, isolement, malaise, du mal à trouver sa place son contexte scolaire, familial, social…).

En complément d’un diagnostic et suivi médical, l’apprentissage de différentes techniques spécifiques ( Sophrologie, relaxation, brain gym..) permettent d’accéder à la détente, à se centrer, à apaiser l’angoisse, le stress; dans l’objectif de mieux gérer leurs émotions qui sont multipliées par trois, dû à une  hypersensibilité, leur vision du monde est autre ; cela en fait des enfants et adultes d’une grande empathie, qui ont besoin de sens . 

Il est important de les accompagner afin de mieux vivre le regard des autres, être bienveillant envers soi-même.

Sur ce chemin chaque « Zèbre » (terme largement utilisé pour nommer ces enfants dont la différence fait la force), dys, tda/h pourra conquérir du bien être avec tous les autres, Zèbres ou Non !

Renforcer le potentiel positif de ces Enfants pour faire briller leur rayures. 

J’espère que ces éléments supplémentaires permettront aux écoles, enseignants, parents de pouvoir accompagner tous ces enfants afin de leur permettre de grandir sereinement.

 


Karine DUBOIS
Créa Sens

www.karinedubois.net

 

Petit lexique Mag’Zen :

Dyslexie : trouble durable du langage écrit affectant la lecture, l’orthographe et aussi l’écriture
Dysphasie : trouble durable de l’apprentissage et du développement du langage oral.
Dyspraxie : trouble qui entrave la coordination et la planification des gestes 5 à 7% des enfants

→Pour aller plus loin : www.ffdys.com

TDA/H

Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) présentent associe 3 dimensions cliniques : Inattention, impulsivité, hyperactivité.

→Pour aller plus loin : www.tdah-france.fr

HP

Enfant dit à haut potentiel ou intellectuellement précoce (EIP) répondant à une intelligence hors norme qui demande une adaptation des méthodes d’apprentissage

→Pour aller plus loin : http://www.anpeip.org/

Le bien-être dans les écoles, petit tour d’horizon

Par Mag’Zen

 

L’empathie, ça s’apprend!

Au Danemark, depuis 1993, des cours d’empathie sont enseignés aux enfants de 6 à 16 ans à raison d’une heure par semaine. Cette heure est dédiée à la résolution des conflits, à un problème qu’un élève peut rencontrer au sein du groupe. Une personne entendue est une personne qui saura écouter et qui verra l’autre comme une épaule sur laquelle se reposer c’est peut-être une raison pour laquelle le Danemark figure sur le podium des pays des plus heureux du monde !

Et en France… ?

Omar Zanna, docteur en sociologie et en psychologie, professeur des universités en science de l’éducation a mis au point et validé, en partenariat avec des enseignants, un protocole qui consiste à mettre en scène les expériences partagées des émotions pour éduquer à l’empathie. Plusieurs enseignants s’en inspirent, l’école Henri Wallon, à Trappes (Yvelines) en a fait un apprentissage à part entière.

Des sites pour aller plus loin….

https://www.vousnousils.fr/2018/05/14/eduquer-a-lempathie-la-cle-dun-bon-climat-scolaire-614310

https://ecole-et-bienetre.com/enseigner-avec-empathie-6-cles/

 

Le Jeu de peindre

Arno Stern chercheur et pédagogue. Inventeur du Closlieu dans lequel est née une notion de « Education Créatrice » et de la table-palette, il a mis au point le « Jeu de peindre ». Un lieu clos favorise la création, la table-palette est une offre de couleurs sans nécessité de préparation ; cela pour s’exprimer sans jugement et sans but de montrer ses œuvres à l’extérieur. De l’enfant qui dessine sans contraintes et sans enseignement, Arno Stern défend l’idée qu’il se livre à un jeu sans spectateurs où il se libère de toute influence pour accomplir des actes essentiels et affirmer sa personnalité.

Et en France… ?

De nombreuses écoles Montessori mettent en place des ateliers du « Jeu de Peindre » afin de favoriser l’expression libératrice. Et bien sûr de nombreux enseignants s’en inspirent et l’adaptent à leurs salles de classe comme le démontre cette institutrice qui explique les bienfaits de ces moments sur sa classe : http://emilie44.over-blog.com/

Des sites pour aller plus loin….

www.arnostern.com

https://enfance-positive.com/jeu-de-peindre-darno-stern-trois-points-cles/

 

Les écoles potagers

Aux Etats-Unis, la restauratrice Alice Waters après un séjour en France a lancé en 1995 le « Edible SchoolYard Project » afin de faire changer la relation de l’enfant à sa manière de s’alimenter. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un potager au sein des écoles mais d’en faire un outil pédagogique puissant. Planter, faire pousser, cuisiner, manger sont autant de sujets à 

aborder entre les élèves et leurs professeurs mais bien sûr la vie végétale alimente les cours de biologie, de physique et entraîne des conversations sur l’environnement et la protection de la planète : une mine d’or éducative et humaine !

Et en France… ?

Enormément de projets sont menés dans ce sens ! La preuve en est la 22ème édition de La semaine du jardinage pour les écoles qui s’est déroulée du 16 au 21 mars 2020. Lors de cet évènement, 400 jardineries accueillent 55000 élèves pour des ateliers pratiques de semis, plantations et découverte des plantes.

 

Des sites pour aller plus loin….

www.jardinons-alecole.org

www.jardinermonecole.org